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Le Carnaval de Venise

Posté par ENO filles le 4 février 2008

Masques devant la lagune

Masques devant la lagune: cliquez sur l’image

« La période du Carnaval
change le monde.
Celui qui va bien, celui qui va mal,
le Carnaval nous fait tous nous réjouir.
Celui qui a de l’argent,
doit le dépenser,
Celui qui n’en a pas,
espère en trouver;
il fait le marchand pour aller s’amuser.
 
Ici la femme et là-bas le mari,
chacun, a son goût,
va où il est invité,
à jouer et à danser ».
Carlo Goldoni 

Cette année, le carnaval a lieu du 25 janvier au 5 février, son thème : sensation, six sens, six quartiers.  Demain on brûlera Carnaval. Et ce jour-là seulement, les touristes affluent et les rues s’emplissent d’effervescence. La place Saint-Marc est noire de monde et couverte de papiers gras et de cris de joie. Dans cette liesse populaire et incontrôlable, les pigeons délogés ont disparu. Mais le matin, très tôt, quand l’ultime touriste a quitté la place Saint-Marc, Venise redevient magique. Les rues ont retrouvé leur calme et leur propreté sous les mains expertes des spécialistes. Les Vénitiens aiment leur ville et le montrent.  Les habitants de la plus belle ville du monde ouvrent les portails de leurs maisons. Ils laissent entrevoir aux rares visiteurs attardés, ici un escalier monumental chargé d’histoire, lézardé et patiné par le temps, là un jardin secret ombragé où, il y a plus de deux siècles et demi, Giacomo Casanova attendait peut-être l’une de ses maîtresses. C’est le moment où s’éteignent les enseignes des boutiques de bimbeloterie et où s’allument les lumières dans les foyers des derniers Vénitiens. Chaque jour moins nombreux, ils sont chaque jour un peu plus vieux.  Les touristes, qui arrivent en masse, comblent le vide 

En 1997 j’ai eu le bonheur de participer à cette manifestation féérique.

Mes souvenirs sont un peu effacés comme les images que je vous offre.

Pour les voir cliquez sur le personnage.

Venise

Que dire de ce Carnaval ? 

L’ambiance particulière nous enveloppe et inspire le calme et la sérénité. 

Carnaval solennel, gestes étudiés et mesurés, ambiance théâtrale qui force l’étonnement et l’admiration. Tout se tait, les ponts, les rues, les statues, les gondoles dans le golfe mouvant. L’eau semble fumer sous le ciel brumeux. Etrange lumière qui nous enveloppe d’un voile de coton. 

On n’entend que le bip incessant des appareils photos. Peu d’enfants dans les rues. J’ai vainement cherché un enfant masqué. Etonnant non ? 

Les masques sont partout. Au détour d’une rue, sous un porche sombre, dans un recoin sombre, en haut d’un escalier, dans les restaurants, les boutiques les plus reculées, les coins les plus déserts, partout dis-je. 

La musique  résonne mélodieusement dans les rues. Les Vénitiens les plus sérieux vaquent à leurs occupations, même les plus sérieuses vêtus de leurs atours. Ici un notaire drapé dans sa cape aux larges plis, à la main son cartable de cuir, marche noblement. Tranquillement vers son étude. 

Dans les boutiques, sur les marchés, qui se touchent des masques à profusions offrent dentelles et ors, fleurs et fruits de papier mâché aux couleurs saisissantes. On y entre volontiers pour admirer, bavarder, échanger –les commerçants sont très accueillants- d’autant plus qu’il fait très froid dehors – pluie et neige mêlées-  et d’ailleurs, je me suis décidée à adopter mon costume quotidiennement pour me protéger de cet univers glacé. 

Costume que j’ai confectionné moi-même avant de partir. Modeste sans doute en raison des merveilles découvertes sur place mais finalement j’ai été beaucoup photographiée par les promeneurs. Flatteur, non ? 

Je m’étais jurée de recommencer mais ce sera pour une autre année.

Savez-vous pourquoi les « masques » sont si grands ? Souvent ce sont des hommes qui sont déguisés et de plus ils sont chaussés d’énormes chaussures de bois qui les rehaussent encore : d’où cette majesté dans la démarche

Ce   jour là les Vénitiens se masquaient pour pouvoir donner cours librement à leurs penchants plus ou moins licencieux. Ce jour-là on pouvait tout se permettre cachés sous l’incognito. 

Voici quelques photos souvenirs de mon unique Carnaval à  Venise (Je suis dans le diaporama. Me reconnaîtrez-vous ?

… et le poème d’Alfred de Musset qui sait si bien décrire l’ambiance magique de la ville.

Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l’eau,
Pas un falot.
Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l’horizon serein,
Son pied d’airain.

Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,

Dorment sur l’eau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.

La lune qui s’efface
Couvre son front qui passe
D’un nuage étoilé
Demi- voilé.

Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.

Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,

Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,

Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.

Ah ! maintenant plus d’une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L’oreille au guet.

Pour le bal qu’on prépare,
Plus d’une qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.

Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En s’endormant ;

Et Narcissa, la folle,
Au fond de sa gondole,
S’oublie en un festin
Jusqu’au matin.

Et qui, dans l’Italie,
N’a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?

Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.

Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés…
Ou pardonnés.

Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Qu’à nos yeux a coûté
La volupté !

Le carnaval vénitien a ses propres costumes et masques:
La bauta :
un masque blanc qui déforme la voix porté avec un tricorne noir, une sorte de cape noire qui partait du masque. Ce masque permettait de se cacher entièrement et de cacher de somptueux bijoux à l’époque où ils étaient interdits.

La moretta : Masque ovale de velours noir complété de voile, voilette, et petit chapeau à large bord, qui était porté par les femmes pour leurs visites aux nonnes.  Le masque restait appliqué au visage grâce à un petit bouton que l’on tenait avec la bouche. Ce qui explique que ce masque était muet. On dit que les hommes appréciaient de voir ainsi les femmes réduites au silence. Venue de France, la mode de ce masque se propagea rapidement tant la « moretta » se prêtait aux traits féminins. 

Le domino  Déguisement de carnaval porté par les anciens vénitiens, il est composé d’un ample manteau avec capuche. 
Le nom de cet habit vient d’une formule ecclésiastique « Bene dicamus Domino » (Nous bénissons le Seigneur) qui était le salut qu’échangeaient, en ce temps là, les prêtres et les moines. 
On peut penser, par ailleurs, que ce déguisement avait également pour but de tourner en dérision  » l’habit sacré des prélats ». 
A Venise, ce déguisement ne connut jamais un usage commun. Les femmes le portaient volontiers car il permettait la meilleure dissimulation du corps. 
 
Le masque de Vesta et Zenda C’était un déguisement typique des femmes vénitiennes de basse extraction. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’exerçait pas tout son charme. 
Le « zendale » était un petit manteau très court ou un très grand mouchoir que l’on portait sur la tête, les cheveux liés dans le dos. Le « zenda » pouvait être blanc ou noir souvent orné d’élégante dentelle ou de gaze transparente qui couvrait et découvrait avec coquetterie les visages féminins. Les femmes mariées le portaient de couleur blanche et il était appelé « nizioleto » ou « fazzuol ». 
Dans le carnaval vénitien tout était permis et de nombreuses femmes nobles avaient pour habitude de porter ce déguisement. 
D’anciennes chroniques nous rapportent un événement survenu en l’an 1782, quand la future impératrice Marie de Russie en voyage de noces avec son mari Paul 1er se déguisa avec le « zenda », se noya dans la foule de la Place Saint Marc se laissant emporter par les joies du carnaval. 
     
      
Les personnages de la Comedia dell’arte sont aussi de la fête   Arlequin, valet malin qui aime bien manger et tombe souvent amoureux. Il porte l’habit à losanges bien connu.
Pierrot, valet naïf à la figure enfarinée et au large vêtement blanc
Pantalon, marchand vieux et avare qui porte une culotte serrée à qui il a donné son nom.
Le capitan, un officier vantard et grotesque, parfois si peureux qu’il pourrait avoir peur de son ombre. On l’appelle aussi Scaramouche ou Fracasse. Il a de grosses moustaches et est habillé en noir.
Colombine, servante ou fille de pantalon, amoureuse de Pierrot ou Arlequin et vêtue de couleurs vives comme lui. 

« Arlequin n’est pas en train
Scaramouche n’ouvre plus la bouche
Polichinelle s’est fait la belle
Brighela a remisé ses plats
Matamore ne va pas fort
Le médecin ne se sent pas bien
Isabelle a attrapé la varicelle
Colombine a petite mine
Pierrot ne trouve plus ses mots
Les masques ne dansent plus la bergamasque
Et nous montrent leurs basques
Les lampions ont fini de brûler, la fête est terminée » 

Au coeur de la lagune, chaque année donc, depuis la Renaissance se déroule ce carnaval qui autrefois pouvait durer jusqu’à six mois. 

Au XIème siècle, pendant deux mois du 26 décembre à Mardi gras, des gens masqués et costumés faisaient la fête dans la rue, jeux, spectacles, concours, courses, spectacles, etc…
Mais à Venise, le masque n’était pas porté exclusivement pendant la période du carnaval. Un véritable commerce se développe autour de cet artisanat.  C’est sous le Doge Foscari, que les « maschereri » (faiseurs de masques), ont leur propre statut, daté
du 10 avril 1436. Ils appartenaient à la « frangia » des peintres et étaient aidés par les « targheri » qui imprimaient sur le stuc des visages à la physionomie parfois ridicule et avec abondance de détails.

Porter un masque était bien commode pour faire tout ce qui était interdit et les vénitiens entreprirent de porter le masque dès octobre pour s’en donner à coeur joie. 

La tradition voulait que les participants, roturiers et aristocrates, revêtissent des costumes extravagants et restent anonymes grâce à leur masque, ne faisant ressortir que les yeux.

Les autorités décidèrent donc de réglementer le port du masque. Interdit de le porter la nuit, puis interdit de le porter à certains endroits puis interdit de le porter en dehors du carnaval et de certaines cérémonies, puis même interdit certains jours du carnaval. Aujourd’hui, il est permis de porter un masque quand on le veut, et les interdictions que le masque permettait de braver n’existent plus. 

Le Carnaval de Venise suscite un réel engouement de la part des touristes européens : les hôtels sont complets souvent six mois à l’avance. Si certains viennent en simples curieux, d’autres, en revanche, prennent la peine de se déguiser. On peut même s’offrir un bal dans un merveilleux palais.

Mais, connaissez vous l’origine du carnaval? 

Comme d’habitude, fête païenne que les chrétiens ont absorbée car incapables d’empêcher les gens de ne plus la fêter. Le carnaval est une fête de « repos » au milieu du carême, un jour où on peut s’amuser après une période de privation et avant de continuer.

Le Carnaval existe depuis plus de 2000 ans et a évolué au fil du temps.
Déjà sous l’Antiquité on inversait les rangs sociaux :
les maîtres devenaient esclaves et les esclaves devenaient maîtres, pendant 5 jours.
Au Moyen Age on dansait dans l’église, on chantait la messe à l’envers, les riches se déguisaient en pauvres et les pauvres se déguisaient en riches, les adultes se déguisaient en enfants et les enfants se déguisaient en adultes.
 
Sous la Révolution française le Carnaval fut interdit; en 1796 on le remplaça par une fête révolutionnaire.
A la Renaissance les Catholiques jeûnaient durant le Carême, et à la Belle Epoque on descendait dans les rues pour admirer les chars décorés et les gens déguisés.
Les manifestations sont spécifiques à chaque civilisation, mais on conserve cette notion de bouleversement des rôles et des statuts sociaux.
Signification
 
Selon le calendrier religieux, la période appelée « Carnaval » débute le 6 janvier, jour de l’Épiphanie (date marquant la fin des fêtes de Noël), pour s’achever le Mercredi des Cendres.
Le mot « carnaval » vient du mot italien (genois) « carneleva » signifiant « enlève chair » et a conservé son étymologie latine « carnis levare », c’est-à-dire « enlever, ôter la viande, la chair » : la période suivant le Mardi Gras est en effet une période de jeûne, le Carême (du latin « quadragesima (dies) »: le quarantième jour), pendant laquelle il ne faut consommer ni graisse ni viande.
Le Mercredi des Cendres
C’est le premier jour du Carême dans la tradition Catholique. En souvenir d’Adam condamné « à retourner poussière » après son péché, les Chrétiens sont appelés à se purifier de leurs fautes en passant par des privations, dès ce premier jour du Carême, et ce jusqu’au vendredi saint (jour de la mort du Christ), c’est-à-dire durant les 40 jours précédant la fête de Pâques, qui célébrera la résurrection du Christ (dimanche de Pâques).
 
Carnaval et Carême
Carnaval s’oppose au Carême : viande contre poisson, gras contre maigre, excès contre privations.

Par opposition au Carême, le Carnaval est une période de réjouissance où l’ordre social est inversé : c’est le monde à l’envers, un monde d’extravagance, de folie.
Avant que cette longue période de privations ne commence, la veille du Mercredi des Cendres, le mardi, on tuait le « Boeuf gras », dernière viande permise avant le jeûne prolongé du Carême. En France et au Québec on l’appelle le Mardi Gras, dans les pays anglophones « Fat Tuesday », « Shrove Tuesday » ou encore « Mardi Gras day ».
Comme on ne consomme pas non plus de gras pendant le Carême, la veille également, le Mardi Gras, les gens utilisaient ce qui leur restait de graisse et en profitaient pour confectionner des bugnes, beignets et autres fritures. Comme il est aussi de coutume d’arrêter de manger des oeufs durant le Carême, on a pris l’habitude de faire des crêpes en cette veille de période de jeûne. 
C’est pourquoi le Mardi Gras est aussi appelé « Pancake Tuesday« . 

On fait également des crêpes à la mi-carême, temps de pause.
Les habitants de Olney, en Angleterre, ont une façon plutôt originale de célébrer cette journée. Depuis plus de 500 ans à chaque Mardi Gras, ils organisent une… course de crêpes ! Tout le monde se rend au centre-ville pour fêter l’évènement. Les participants tiennent chacun une grosse poêle à frire remplie de crêpes encore chaudes et doivent se rendre en courant à l’église, tout en faisant sauter leurs crêpes dans la poêle au moins trois fois avant d’atteindre l’église !

Aujourd’hui c’est surtout le Mardi Gras que l’on fête dans le monde 

Le Carnaval ? Il n’a pas lieu tous les ans à la même date, car il est fixé par rapport à la date de Pâques, qui varie en fonction du cycle de la Lune. Ce dernier mardi avant le début du Carême est un jour de fête très célèbre dans certains pays :

 Les Carnavals les plus renommés ont lieu à Venise en Italie, à Rio au Brésil, à Binche en Belgique, à la Nouvelle-Orléans en Louisiane (USA), à Nice en France…
Au XIème siècle, un mannequin incarnait le Carnaval, accompagné par les habitants en chantant, puis il était brûlé. A la tombée de la nuit, on jetait les masques dans les flammes du bûcher du Roi Carnaval, et on faisait une ronde en chantant :
 » Adieu pauvre Carnaval. Tu t’en vas et moi je reste pour manger la soupe à l’ail  » !

On retrouve dans les manifestations d’aujourd’hui le changement de rôle et la destruction du mannequin représentant Carnaval par le feu.
Chaque année, Sa Majesté Carnaval, mannequin grotesque et extravagant personnifiant le Carnaval, revient entouré de sa troupe, et meurt comme l’an passé, brûlé…
Au fil des siècles, d’autres traditions se sont ajoutées à la fête, faisant de Carnaval une manifestation de plus en plus diversifiée et riche culturellement

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